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Kiefer parle de son expérience avec « Mirrors »

Posté par kiefersutherlandnews le 23 novembre 2010

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Kiefer Sutherland, face aux mirrors

Rare au cinéma depuis l’avènement de 24 Heures chrono, Kiefer Sutherland revient en tête d’affiche dans Mirrors d’ Alexandre Aja . Interview sans tain et sans détour.

Par Mathieu Carratier sur Première.fr

Kiefer Sutherland est revenu de tout. De l’ombre imposante du père ( Donald Sutherland ), du mariage avorté le plus célèbre de la fin du XXe siècle (trois jours avant la cérémonie, Julia Roberts était partie avec son meilleur ami), d’une traversée du désert de dix ans, et, récemment, d’une addiction à l’alcool qui s’est soldée par des fêtes de Noël célébrées en prison. « Pendant les années 1990, je n’étais pas vraiment en tête de liste pour les directeurs de casting, ironisait l’acteur. Heureusement, d’autres opportunités se sont présentées. » Suivez son regard : 24 Heures chrono, la série qui l’a ressuscité et s’apprête à entamer sa septième saison. Celle qui lui a offert un rôle en béton armé, celui de Jack Bauer, devenu l’une des figures les plus iconiques de la télé contemporaine. Comme s’il avait peur de remettre en jeu cette popularité retrouvée – et plus que méritée –, Kiefer s’est fait rare au cinéma depuis le lancement de 24…, acceptant une voix off par-ci (il était le tueur à l’autre bout du fil dans Phone Game de son ami Joel Schumacher ) ou un second rôle par-là (dans The Sentinel, film d’action politique bof avec Michael Douglas ). Qu’il ait décidé de se regarder dans le Mirrors d’Alexandre Aja (sortie le 10 septembre), thriller surnaturel brillant et éprouvant à mi-chemin entre The Ring et Sixième Sens , n’est donc pas anodin.

Vous avez déclaré ne pas supporter de vous voir dans la glace. Jouer dans Mirrors est un peu maso, non ? Kiefer Sutherland : Lorsque je suis face à un miroir, je ne me regarde jamais droit dans les yeux, je fixe toujours autre chose dans le reflet. Je ne sais pas d’où ça vient car je ne suis pas du tout superstitieux. Quand j’ai tourné Stand by Me en 1986, j’avais une idée très précise de ce à quoi je voulais ressembler à l’écran. Je m’étais gavé de James Dean dans La Fureur de vivre et de Marlon Brando dans L’Équipée sauvage . Je voulais être comme eux dans ma façon de parler, de me déplacer… Quand j’ai découvert le film – c’était la première fois que je me voyais à l’image –, j’ai réalisé que je ressemblais juste à moi-même. Quelle déception… Mon rapport aux miroirs est lié à ça, je pense. On est toujours plus beau dans sa tête qu’on ne l’est réellement… À quoi bon tout gâcher en se regardant dans la glace ? En lisant le script de Mirrors, j’étais tellement happé que j’ai complètement oublié que j’allais devoir affronter mon visage pendant tout le tournage. Maso ? Le mot est faible.

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Vous aviez ce personnage de flic brisé en vous ?

K.S. : Je n’ai effectivement pas eu à me préparer pour le rôle. Je joue un ex-flic qui s’est retrouvé impliqué dans une tragédie qui l’a vu tuer accidentellement un collègue. Il a ensuite laissé la culpabilité prendre le contrôle de sa vie, le consumer petit à petit. Je crois que l’on a tous vécu, peut-être pas dans les mêmes proportions, quelque chose que l’on a du mal à se pardonner, auquel on pense la nuit quand on ne parvient pas à trouver le sommeil alors que tout le monde autour est endormi. Je me suis nourri de ça pour donner corps au personnage. Je n’ai pas eu à chercher bien loin : le regret est une sensation que je connais bien. Le message du film me touche d’autant plus en affirmant qu’il est toujours possible de repartir à zéro. Malgré le passé, demain peut devenir le jour le plus extraordinaire que vous ayez jamais vécu. 

mirrorsmv5bmty1oti5ndcwn15bml5banbnxkftztcwmtcxmjq4mqv1cr1000400400ss120.jpgAlexandre Aja a tourné un film d’horreur sans vous prévenir, ou quoi ? K.S. : Non. Tout cela relève de l’aspect émotionnel du film dans lequel j’aime creuser, mais Mirrors est surtout un thriller absolument terrifiant, un film de genre brillant. Pour vous donner une idée, j’ai réussi à sursauter pendant que je faisais la postsynchro des dialogues alors que je savais pertinemment ce qui allait se passer à l’image. Alex est… J’allais dire l’un des meilleurs jeunes réalisateurs, mais non : c’est l’un des meilleurs réalisateurs avec qui j’ai eu l’occasion de travailler, quel que soit son âge.

Quand vous avez reçu le scénario, saviez-vous qu’Alexandre allait le réaliser ? K.S. : Nous étions au milieu de la saison 6 de 24 quand mon agent m’a passé le script en m’annonçant qu’ Alex désirait le tourner avec moi. Il était un peu réticent en me le donnant et m’a prévenu qu’il s’agissait d’un film d’horreur. Je lui ai répondu que ça m’importait peu tant que le scénario était bon. Comme si j’allais dire non à cause du genre ! En refusant systématiquement les westerns, on peut très bien passer à côté d’ Impitoyable . C’est stupide. J’ai donc lu le script, qui m’a séduit par les thèmes profonds qu’il aborde comme la rédemption, l’expiation… Le lendemain, j’ai adoré dire aux gens qui avaient tenté de me dissuader que j’allais faire le film.

Comment s’est passée la rencontre avec Alexandre ? K.S. : J’avais bossé toute la nuit sur 24 et j’avais rendez-vous avec lui à 8 heures du matin pour le petit déjeuner. Vu les conditions, je craignais que ça ne se passe pas très bien. Mais on a tout de suite accroché. Il m’a dit qu’il souhaitait faire un film d’horreur qui permettrait aux spectateurs de s’attacher aux personnages. Je lui ai répondu : « OK. Si tu me promets de les terroriser, je ferai en sorte qu’ils s’investissent aussi dans les personnages. » On a passé un deal. Après ce rendez-vous, j’étais dans son camp. À la vie, à la mort.

Alex Proyas ( Dark City ), Alex Aja… Travailler avec des Alex vous réussit, manifestement… K.S. : On dirait. (Rire.) J’ai croisé des réalisateurs qui se souciaient plus de l’endroit où ils allaient dîner ou de leur rendez-vous du soir que de ce qui se passait sur le plateau… Cela donne rarement un bon film. L’implication d’ Alexandre, au même titre que celle d’ Alex Proyas, est impressionnante à voir. Quand il bosse, il ne vit plus que pour le film.

Jusqu’à quel point ? K.S. : C’est bien simple : je n’ai jamais vu un homme qui, sachant que sa femme va accoucher prématurément, alors qu’une voiture l’attend pour l’amener à l’aéroport afin de la rejoindre, tourne quand même une dernière prise – qui s’est avérée être celle que nous avons utilisée. Il s’est arrêté devant moi et m’a dit : « Ils vont continuer à shooter. Je serai là dans deux jours. » Il s’est alors dirigé vers la voiture, et j’ai vu son visage changer, passer en une fraction de seconde de celui du réalisateur hyper concentré à celui de l’homme qui allait devenir père d’un enfant prématuré. J’ai utilisé son expression dans le film, quand Ben Carson, mon personnage, se décompose en prenant conscience que sa famille est en danger.

Mirrors est votre premier rôle en tête d’affiche depuis le lancement de 24 Heures chrono, en 2001. Aviez-vous cela à l’esprit quand vous avez accepté le film ? K.S. : La taille d’un rôle n’a jamais été un facteur déterminant pour moi. Je peux jouer un petit rôle dans Des hommes d’honneur et m’éclater à le faire… C’est ce que les films essaient de dire ou de provoquer qui m’intéresse – ce qui ne m’a évidemment pas empêché d’en tourner de très mauvais…

Comme vous devez le savoir, le public attend au tournant la saison 7 de 24, repoussée d’un an à cause de la grève des scénaristes… K.S. : Et nous donc ! Je suis évidemment totalement d’accord avec les raisons de cette grève, et c’est franchement regrettable que les scénaristes n’aient pas pu trouver un accord sans y avoir recours. Mais bon… Quand on a cessé le travail, on avait huit épisodes dans la boîte qui sont, je pense, ce que l’on a fait de mieux jusqu’à maintenant. Nous avons commis des erreurs sur la saison 6, mais c’est le lot de toutes les séries. La saison 1 était formidable, la 2 était bonne, la 3 a un peu chuté, la 4 était mieux, la 5 était excellente, et la 6 a plongé. Nous sommes toujours en train d’apprendre.

La grève vous aura finalement profité : un an d’absence, c’est pile le temps qu’il faut pour oublier sa déception et se remettre à attendre fébrilement la série… K.S. : Aussi difficile que fût cette attente, le temps supplémentaire qui nous a été accordé s’est avéré être une bénédiction. En tant qu’acteur, 24 a probablement été le plus beau cadeau que j’aie reçu. Je ressens une responsabilité écrasante envers cette série, et c’est extrêmement douloureux pour moi quand nous connaissons un échec. Nous avons l’un de nos meilleurs castings cette année : Jon Voight, Robert Carlyle , Cherry Jones (qui joue la première femme présidente des États-Unis)… Je tiens à m’excuser personnellement du temps qu’aura mis cette saison à être diffusée, et j’espère sincèrement que l’attente vous paraîtra justifiée quand vous la verrez.

http://www.premiere.fr/Cinema/Exclus-cinema/Interview-cinema/Kiefer-Sutherland-face-aux-mirrors

2 Réponses à “Kiefer parle de son expérience avec « Mirrors »”

  1. James BONDE dit :

    Merci beaucoup vous m’avez donné envie de le voir . J’espère le voir très bientôt! J’espere qu’il vas me faire peur.

  2. C’est un super film, certaines scènes sont assez sanglantes et violentes mais l’intrigue et la tension est plutôt bien menée, on reste carrément vissé au siège !!!

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